06 - 07 MAI 2010

RENCONTRE MINISTERIELLE AUTOUR DES REGIONS ULTRAPERIPHERIQUES


CONCLUSIONS

Dans sa communication de 2008, la Commission européenne a proposé une nouvelle approche vis-à-vis de l’ultrapériphérie, en mettant l’accent sur la valorisation des atouts et de potentiels des Régions Ultrapériphériques.

A l’instar de la Commission européenne, les trois Etats-membres et les Régions ultrapériphériques s’appuient sur une approche qui met en valeur le potentiel endogène de l’ultrapériphérie.

De plus, ils considèrent que pour favoriser la compétitivité des régions ultrapériphériques, la future stratégie devra s’adapter à leurs réalités spécifiques et à leurs atouts réels. Et pour autant, elle devra préserver un équilibre adéquat entre la valorisation des atouts et la prise en compte des contraintes.

Les expériences acquises à travers les programmes spécifiques de compensation des surcoûts et les exceptions à certaines politiques de l’Union devront être consolidées.

Les Etats et les Régions souhaitent que les priorités de développement des RUP se situent tant dans les secteurs d’avenir, susceptibles d’offrir un réel potentiel de croissance que dans les secteurs économiques traditionnels, les services et l’industrie.

La prise en considération du positionnement géostratégique des Régions ultrapériphériques, comme les impacts particuliers occasionnés par de nouveaux défis, devront constituer des éléments fondamentaux de la future stratégie à l’égard de l’ultrapériphérie.

 

En conséquence :

L’Espagne, la France, le Portugal et les Régions ultrapériphériques, prenant comme référence le Mémorandum des Régions ultrapériphériques « les RUP à l’horizon 2020 » signé à Las Palmas le 14 octobre 2009, réaffirment à travers cette présente contribution commune, la nécessité d’une stratégie européenne approfondie et rénovée en faveur de l’ultrapériphérie.

Cette stratégie doit s’inscrire dans le cadre des priorités de la Stratégie UE 2020, de manière différenciée sur la base des principes de valorisation des atouts, de l’égalité des chances, de la cohérence et du partenariat, et s’appliquer de manière proportionnée et adaptée à la réalité de ces territoires.

Cela doit se traduire, par une économie qui s’appuie davantage sur la connaissance et l’innovation et qui soit plus ouverte sur le monde, qui ait pour objectif le développement durable la création d’emplois et qui prennent en compte l’impact particulier des nouveaux défis dans ces régions.

La future stratégie devra disposer des moyens nécessaires pour produire les résultats que les politiques et les actions de l’Union prétendent atteindre, conformément à l’article 349 du TFUE.

La nouvelle stratégie doit se baser sur la recherche d’un triple équilibre : l’équilibre entre atouts et contraintes l’équilibre entre les volets interne et externe des politiques de l’Union l’équilibre entre l’adaptation des politiques de l’Union et la mise en place des instruments sectoriels spécifiques.