Dans sa communication
de 2008, la Commission européenne a proposé une nouvelle approche vis-à-vis
de l’ultrapériphérie, en mettant l’accent sur la valorisation des atouts
et de potentiels des Régions Ultrapériphériques.
A l’instar de
la Commission européenne, les trois Etats-membres et les Régions ultrapériphériques
s’appuient sur une approche qui met en valeur le potentiel endogène
de l’ultrapériphérie.
De plus, ils
considèrent que pour favoriser la compétitivité des régions ultrapériphériques,
la future stratégie devra s’adapter à leurs réalités spécifiques et
à leurs atouts réels. Et pour autant, elle devra préserver un équilibre
adéquat entre la valorisation des atouts et la prise en compte des contraintes.
Les expériences
acquises à travers les programmes spécifiques de compensation des surcoûts
et les exceptions à certaines politiques de l’Union devront être consolidées.
Les Etats et
les Régions souhaitent que les priorités de développement des RUP se
situent tant dans les secteurs d’avenir, susceptibles d’offrir un réel
potentiel de croissance que dans les secteurs économiques traditionnels,
les services et l’industrie.
La prise en
considération du positionnement géostratégique des Régions ultrapériphériques,
comme les impacts particuliers occasionnés par de nouveaux défis, devront
constituer des éléments fondamentaux de la future stratégie à l’égard
de l’ultrapériphérie.

En conséquence :
L’Espagne, la
France, le Portugal et les Régions ultrapériphériques, prenant comme
référence le Mémorandum des Régions ultrapériphériques « les RUP à l’horizon
2020 » signé à Las Palmas le 14 octobre 2009, réaffirment à travers
cette présente contribution commune, la nécessité d’une stratégie européenne
approfondie et rénovée en faveur de l’ultrapériphérie.
Cette stratégie
doit s’inscrire dans le cadre des priorités de la Stratégie UE 2020,
de manière différenciée sur la base des principes de valorisation des
atouts, de l’égalité des chances, de la cohérence et du partenariat,
et s’appliquer de manière proportionnée et adaptée à la réalité de ces
territoires.
Cela doit se
traduire, par une économie qui s’appuie davantage sur la connaissance
et l’innovation et qui soit plus ouverte sur le monde, qui ait pour
objectif le développement durable la création d’emplois et qui prennent
en compte l’impact particulier des nouveaux défis dans ces régions.
La future stratégie
devra disposer des moyens nécessaires pour produire les résultats que
les politiques et les actions de l’Union prétendent atteindre, conformément
à l’article 349 du TFUE.
La nouvelle
stratégie doit se baser sur la recherche d’un triple équilibre : l’équilibre
entre atouts et contraintes l’équilibre entre les volets interne et
externe des politiques de l’Union l’équilibre entre l’adaptation des
politiques de l’Union et la mise en place des instruments sectoriels
spécifiques.
